J’ai terminé mon dernier billet avec les 4 grandes étapes qui m’ont permis de changer mon mode de vie :

1. L’acceptation et l’engagement (j’avais écrit « Prise de décision » dans le dernier billet, mais j’aime mieux le terme « engagement » finalement. ;-))
2. La compréhension et la stratégie
3. Poser les actions – Mesurer – Adapter le plan de match
4. Rendre ça l’fun, et transformer son mode de vie

L’étape 1 … la plus significative selon moi, car c’est celle qui va permettre de faire tout le reste. Il faut que ça parte du cœur, parce que « ça tire trop de jus » si on part le cœur lourd, de reculons ou en n’étant pas convaincu que ça va marcher. Moi… je n’ai pas pris de chance, et j’ai écouté ma conscience ;-).

Il faut prendre deux minutes devant le miroir, et se donner le droit de se dire nos 4 vérités en pleine face, entre amis ;-). Un peu comme dans un deuil, il faut accepter… En fait, si je me regarde avec mes yeux d’aujourd’hui, et 85 lbs (38 kg) de moins, j’ai vraiment fait un deuil avec mon ancien mode de vie. Je me reprends… il faut se préparer à vivre un deuil, je pense.

Mais ce deuil ne s’est pas fait dès le départ, rassurez-vous, je n’ai pas eu pas besoin d’attendre ça pour démarrer. Ça s’est fait tout au long du processus. Par contre, avant de commencer, il faut accepter que sa vie ne sera plus pareille. Au début, ce sera « tout nouveau beau », mais il faut que ça dure… il est là le vrai défi! 🙂

Credits : Moyan Brenn

Credits : Moyan Brenn

Il faut accepter,

1. Le diabète est une maladie dégénérative 
On peut le contrôler, mais ça ne se guérit pas. Quand c’est commencé, tu sais que tu devras toujours faire attention à cet aspect de ton alimentation. Aujourd’hui, je le contrôle sans médication, mais demain ce sera peut-être différent. D’où l’importance de ne pas le voir comme un régime, mais bien comme un changement de mode de vie. 😉

J’aime beaucoup la définition fournie par Diabètes Québec, un site auquel je réfère très souvent, et qui m’a beaucoup aidé :

Le diabète est une maladie chronique qui ne se guérit pas, mais que l’on peut traiter et contrôler. Il est causé par un manque ou un défaut d’utilisation d’une hormone appelée insuline.

L’insuline est produite par le pancréas. Elle permet au glucose (sucre) d’entrer dans les cellules du corps pour qu’il soit utilisé comme source d’énergie. Chez une personne non diabétique, l’insuline remplit bien son rôle et les cellules disposent de l’énergie dont elles ont besoin pour fonctionner.

Lorsqu’il manque d’insuline ou qu’elle ne peut pas bien accomplir sa fonction, comme c’est le cas dans le diabète, le glucose ne peut pas servir de carburant aux cellules. Il s’accumule alors dans le sang et entraîne une augmentation du taux de sucre (hyperglycémie).

2. « Je n’ai pas le temps » ne peut plus être une excuse
Tsé, à quelque part, j’ai un peu « couru après l’trouble » comme dirait l’autre. Oui, c’est vraiment bien de pouvoir vivre ses passions à plein régime, mais quand tu le fais au détriment d’une bonne hygiène de vie, ça finit par te rattraper. Notre corps a des besoins et des limites. Ce n’est qu’une question de mécanique; il faut l’entretenir pour en obtenir le meilleur rendement. C’est pas plus compliqué que ça, mais il faut prendre le temps.

C’est comme pour n’importe quoi, au début ça prend plus de temps, puis on découvre les petits facilitateurs, et la routine s’installe finalement. Je commence à peine l’étape de routine. Je trouve ça tellement stimulant encore aujourd’hui… tellement, que j’écris un blogue! 🙂

Au début j’y consacrais parfois de 2 à 3 heures par jour.

  • Marche, exercices quotidiens et recherche;
  • Recherche de menu, nouvelles recettes; techniques différentes, etc.;
  • Préparation des nouveaux repas;
  • Compilation des résultats;
  • Nouveaux objectifs.

Bref, et vous le comprendrez bientôt, pour moi tout ça c’est de la gestion. Et oui, il faut accepter d’y mettre le temps. C’est nécessaire. D’où l’importance de la 4e grande étape du processus qui est de rendre ça l’fun! 🙂

3. Accepter que les résultats ne sont pas instantanés.
On est dans une société où tout va vite. Entre le moment où l’on désire quelque chose, et celui où on l’obtient, ça doit être fait à la vitesse de l’éclair…

Notre corps, lui, ne fonctionne pas du tout comme ça. On ne peut pas appeler le pancréas,  et lui donner son numéro de carte de crédit pour qu’il change la glycémie dans les 24-48 h. Je ne peux pas lui dire que je vais utiliser les services d’un pancréas concurrent, ou le salir sur les réseaux sociaux. À l’inverse, je dois m’adapter à lui. Ça fait changement, pis ça fait du bien aussi! 🙂

Ça m’a pris 8 mois pour perdre 85 lbs (38 kg), et 6 mois pour me débarrasser de mes médicaments. J’ai respecté le fameux « 10 lbs (4 kg) ou presque par mois ». Je ne crois pas que ce soit sain d’aller plus vite. Même que…des fois je regarde mon parcours, je me compare à d’autres,  et parfois je me dis que je n’y ai pas été de main morte!

Il faut aussi se donner le temps d’apprendre, de tester, de s’approprier les choses. Ce n’est pas un régime, c’est un changement de mode vie! 🙂

4. Se respecter et avoir des attentes réalistes

Dans le même ordre d’idée, et permettez-moi d’insister là-dessus, quand vient le temps de parler du corps, la patience doit faire partie des valeurs entourant le changement. Sans cela, ça ne pourra pas marcher. Et les attentes doivent être réalistes : perdre 50 livres (22 kg) en 2 mois, selon moi, ça ne l’est pas.

Il faut aussi tenir compte de son train de vie. Il faut continuer à travailler, et vivre avec tout ça.  Il faut aussi prendre le temps d’intégrer tout ça à sa routine quotidienne.

Bref, en bout de piste, tout ce que je tente de dire c’est qu’il faut agir, mais à un rythme qui va permettre le succès. La rapidité n’est pas l’une des condition de succès, mais agir en accord avec son corps (et avec qui l’on est!) en est toute une!

On le sait, quand les attentes sont trop grandes, on ne les atteint pas, et on se décourage. On finit par abandonner, et ultimement, on se réconfortera en se disant qu’on a essayé. Déjà vu?

Je termine mon billet en parlant d’engagement, parce que pour moi c’est ce qui doit démarrer le processus. Une fois qu’on a accepté de faire un deuil, de probablement faire quelques sacrifices pour se permettre de prendre du temps pour s’embarquer dans cette belle aventure, il faut prendre un engagement envers soi-même, et se donner le droit d’essayer, de se tromper, de se réajuster et de réussir.

Tenir un journal de bord, et écrire cet engagement envers moi a été un moyen qui m’a bien servi! 🙂

Prochaine étape : on va chercher à comprendre un peu plus avant de se donner un plan de match. On se reparle ce week-end!

Image : Moyan Brenn – Licence

Publié par Philippe Ouellette

Je suis Geek et fier de l'être. J'ai 15 ans d'expérience dans les technologies de l'information. Travaillant sur plusieurs plateformes, je suis expert utilisateur des solutions Microsoft dont SharePoint et Office365. Souvent premier à essayer de nouveau produits ou concepts, je fais partie des novateurs et j'aime à cultiver la créativité et l'innovation au quotidien. Je suis aussi un grand disciple d'un mode de vie santé. Je pratique activement le canicross, la course à pied, le vélo, le badminton et la randonnée pédestre.

Un commentaire

  1. […] savez d’où je pars, vous savez aussi que j’ai accepté de changer mon mode de vie, et de poser des actions qui changent mon quotidien. Vous connaissez maintenant les […]

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